jeudi 25 février 2016

Croquis en vrac 7

Biarritz, la villa Belza

Bardos, Johan et Honorette

Dans la cuisine chez Thierry Duf

Mana

Petit déj, où ça déjà ?

Un client du Queen's à Biarritz

Dans le bus Biarritz-Bayonne

jeudi 4 février 2016

Facebook No More














Quelques minutes de lucidité et hop, je quitte facebook.

Intoxiqué depuis quelques mois, je vois bien que cette chose me fait surtout perdre beaucoup de temps.
 Or, comme vous le savez tous, le temps c'est de l'argent. Surtout pour facebook.


Notre temps leur fait gagner beaucoup d'argent, celui là même, passé sur leur réseau privé, à leur donner nos données privées.


J'ai donné mes données, tu as donné tes données, il a donné ses données, nous avons donné nos données, ils ont donné leurs données. 
Et eux, ils les ont vendu.


comme le corbeau jadis


a donné son fromage

mes données j'ai donné

en guise de terrage

Oui, toutes et tous réunis, le temps qu'on passe à leur donner nos informations privées, facebook les font fructifier.


Bien joué pour un réseau dit "social', social pour facebook, ça veut dire Social merchandising.

Mais comment fait facebook au juste pour gagner de l'argent alors que le service est gratuit ? 
Comment ça marche ?
Le model business est simple : facebook te trace, t'épingle, te fiche et vend, enfin, pas toi physiquement, mais toutes tes données, à des tiers.

Tes données ne t'appartiennent donc plus, et ce officiellement depuis 2014.
 Et pour leurs bénéfices, l'opération n'est pas compliquée non plus : 
données utilisateurs X nombre d'heures connectées sur le réseau X 1,4 milliards d'utilisateurs = marchandise sociale juteuse.

Le monde est en train d'appartenir à des sociétés privées géantes, tentaculaires, et ce faisant l'homme est en train de perdre le sens du commun en donnant son commun aux privés. 
Car le commun, n'est pas égal à une communauté qui fait de l'argent avec des données. 
Le commun, c'est ce qui appartient à personne et à tout le monde à la fois, et facebook n'est pas une coopérative je crois bien.


Propriété de l'eau, de l'air, de la terre, brevet du vivant, et maintenant propriété des données, les multinationales s'emparent de tout petit à petit. 
Après les biens physiques, c'est au tour des biens de l'esprit d'être vendus. Car ce qu'on appelle nos "données", ce sont nos relations, notre façon d'être et de penser, et nos discussions intimes en mp. Alors, si tout cela ne nous appartient plus, qu'est-ce que nous devenons, comment pouvons nous nous définir en tant qu'être ? C'est la fin de la singularité, et le début du totalitarisme.


Tous corrompus grâce à facebook ? Sans doute. Car facebook l'a bien compris, le futur est l'ère des données, et au delà de leur portefeuille bancaire, le voilà leur véritable magot. Leurs disques durs en sont bien remplis, la collecte a bien marché et marche encore. Puissance politique énorme, les géants du web en savent plus que tous les services secrets, postes du monde entier, mormons et églises réunies.


Nous, donnant nos données, et eux les vendant à des sociétés privées et à des gouvernements, nous co-créeont une nouvelle société basée sur un nouveau paradigme, celui de l'auto-fichage, de l'auto-vente et de la suspicion. Plus nous likons, plus c'est Marc qui se lèche les babines.

Alors, chers adeptes de l'église facebook, Adieu, je quitte la secte maudite.